Voyant, est-ce un métier, une passion, un don ?

Le voyant qui possède un don et qui exerce son métier avec passion peut se définir comme un professionnel efficace. Ce qui compte avant tout pour la profession, c’est la satisfaction du consultant.

La Rédaction : Dimitri, pouvez-vous dire comme tout à commencé pour vous ? Qu’est ce qui vous a poussé à ouvrir votre propre cabinet de voyance ?

Dimitri : Tout a commencé à ma naissance. Déjà, la sage femme prévenait ma mère de l’enfant difficile que je serai en lui précisant : « je vous plains ! » Cette dame avait-elle un don de voyance ? Quelle maman ayant eu un enfant devenu voyant pourrait me contredire ?

Effectivement, le don de voyance est invalidant et s’accompagne d’une certaine souffrance. Du moins, jusqu’au moment où l’enfant fait le lien avec ce don et ne le vit plus comme une incompréhension en acceptant sa différence.

Il y a eu deux événements marquants dans ma vie qui ont participé à l’élaboration de ce que je suis maintenant. D’une part, un accident de voiture vers l’âge de 12 ans qui a été l’élément déclencheur ayant amplifié mes flashs. D’autre part, la rencontre avec cette dame à qui je dois tout et qui, s’en me préciser le pourquoi, m’initia aux différentes disciplines des arts divinatoires quelques mois après.

Plus tard, elle m’expliqua ce pourquoi, mon avenir de voyant était tout tracé pour elle. Je lui en suis maintenant très reconnaissant.

Cette rencontre fut déterminante puisqu’à l’âge de 15 ans, je savais ce que serait mon futur métier. C’est aussi l’époque où je lisais tous les ouvrages disponibles sur ma discipline et c’est lors d’une intervention télévisée du voyant Nathaniel, que m’est venu le désir d’ouvrir mon propre cabinet.

Au jour de mes 18 ans, je me suis associé avec un Médium de renom qui n’est plus de ce monde… J’ai ensuite volé de mes propres ailes.

Vous utilisez la psychologie lors de vos consultations. Pourquoi cette association à la voyance ?

Dimitri : Dès le début de ma carrière de voyant, je me suis rapidement rendu compte de l’importance de comprendre le fonctionnement de la psyché humaine.

Souvent, j’ai pu m’apercevoir entre autres, que certains de mes consultants reproduisaient sans cesse le même schéma (ce que l’on appelle dans le jargon psychanalytique « la compulsion de répétition ») sans en comprendre véritablement le sens.

L’intérêt pour moi, a été très vite d’apporter un plus à mes consultations traditionnelles.

De ce fait, j’ai suivi un cursus psychanalytique complet d’orientation philosophique et linguistique incluant une formation en psychogénéalogie et psychopathologie.

Actuellement, en formation de psycho-graphologie, je reste continuellement dans le désir d’apprendre pour transmettre.

Pour être plus explicite sur la compulsion de répétition, voici le cas d’une consultante :

-« Sur le plan amoureux, je rencontre toujours des hommes instables qui ne désirent pas s’investir sérieusement avec moi ou qui me trompent à la
première occasion. Pourquoi ne puis-je pas rencontrer quelqu’un de bien,
qui me reste fidèle ? »

Dire à cette personne que ses relations sont vouées à l’échec et que son futur n’est que trouble, ne doit pas être l’essentiel de la consultation.

Le travail que l’on pourrait nommer ici de thérapeutique, consiste à mettre en exergue le « pourquoi » et donner certaines pistes de réflexion. Ceci devrait lui permettre de se rapprocher du comment (comment faire).

Il est important pour moi que mes consultants s’inscrivent dans une démarche d’évolution tant individuelle que sociale.

Une consultation avec Dimitri. Quel est son déroulement ?

Dimitri : Il n’y a pas de déroulement type. Toutefois, je sépare les thèmes principaux que sont le sentimental, le professionnel et la famille. Chaque consultation s’adapte au consultant et à sa capacité d’écoute. Il est primordial pour moi, lors d’un changement de thème, que tout doit être compris par le consultant. Il sait exactement où il se situe par rapport à sa situation présente et possède maintenant les clés de son avenir qu’il abordera d’une manière plus sereine. Libre à lui ensuite, de les utiliser à bon escient.

On vous a vu en 2003 sur M6 dans l’émission « Normal Paranormal » pour un reportage lié à la chiromancie (lecture des lignes de la main) dont vous avez avec brio relevé les défis. Qu’est ce qui vous a séduit a participer à cette émission ?

Dimitri : Le caractère scientifique de cette émission a retenu mon attention. Un généticien expliquait que des jumeaux monozygotes avaient les mêmes lignes à la main gauche et non à la main droite. Il régnait un mystère que la science ne pouvait comprendre.

Mon rôle a été d’expliquer dans un premier temps cette différence. Dans un deuxième temps, je suis intervenu sur le cas de deux jumelles ayant ces caractéristiques. J’ai ciblé leur différence de personnalité, leur objectif professionnel et pointé du doigt leurs problèmes profonds.

Nous avons recouru à de très nombreux tests et on peut regretter que l’émission en a retenu que quelques uns. Je dois préciser toutefois que je ne pratique pas la chiromancie à titre professionnel.

Les médias et la voyance. Qu’en pensez-vous ?

Dimitri : Nous devons constater que la voyance et les médias sont basés sur un principe d’utilisation. En effet, les médias utilisent la voyance et les voyants pour faire de l’audimat, à leur tour, les voyants se servent des médias si cela leur paraît profitable. C’est ce que l’on appelle un échange de bons procédés…

Que dire des services qui se développent autour du monde de la voyance et de l’astrologie, comme la voyance par email, par audiotel, sms… etc ? Quel crédit peut on y accorder ?

Dimitri : La société évolue et les modes de consultations changent en s’adaptant à la demande des consultants.

Ces services représentent un renouveau dans notre mode de travail. Évidemment nous ne devons pas comparer ces différents services à la consultation traditionnelle que l’on peut retrouver en cabinet ou par téléphone.

Ceci permet néanmoins, à de nombreuses personnes de tous âges, de se rapprocher et ce, à des tarifs plus accessibles au monde fascinant qu’est la voyance. Ils décideront peut-être un jour de passer le pas et d’accéder à une véritable consultation s’ils ont trouvés un réel intérêt dans les réponses fournies.

Dimitri, comment peut-on s’assurer du sérieux d’un professionnel ?

Dimitri : Tout d’abord c’est une question de feeling, de confiance. Je recommande au consultant de se fier à son intuition et aussi de ne pas hésiter à tester le professionnel en question.

Il est évident qu’un consultant ne connaît pas son avenir mais il connaît très bien sa situation passée et présente et peut ainsi contrôler la valeur du médium.

Vérifiez ensuite que le professionnel est légalement déclaré et qu’il dispose de coordonnées complètes surtout si la consultation s’effectue par téléphone ou par correspondance.

Le professionnel doit s’engager à répondre avec franchise et honnêteté à toute question orale ou écrite provenant du consultant. Celui-ci doit avoir accès à une information claire sur les arts divinatoires, leurs possibilités, leurs limites, une estimation de durée de consultation et enfin les honoraires.

Et vos projets ?

Dimitri : En ce qui concerne mes projets, ma priorité est de continuer à transmettre beaucoup d’énergie à mes consultants et de continuer à mériter leur confiance.

Pour ce qui est de mon équipe, je mets tout en oeuvre pour faciliter le confort et la convivialité pour des consultations de qualité au sein de mon cabinet. Je les remercie vivement pour leur implication et la qualité de leurs prestations.

Par ailleurs, nous allons bientôt fêter le premier anniversaire de www.votremagazine.com, revue Interactive créé avec une amie dans le but d’apporter des informations plurielles sur des thèmes comme l’astrologie, la psychologie, le bien-être et la santé, la mode et la beauté, etc…

Je remercie ici la participation active de tous les rédacteurs ayant permis la réalisation et le succès de ce projet.

Une journée avec Dimitri, c’est quoi ?

Dimitri : Alors une journée type c’est difficile car avec moi, les jours ne se ressemblent jamais.

Je pratique dès le début de la journée une activité physique (tennis, piscine, culture physique). Suivant mes envies, je peux tout aussi bien me promener au bord de la plage ou en forêt. La Costa Brava qui est mon lieu de vie a cet avantage où la mer et la montagne se rencontrent. Je vis à 300m d’altitude et néanmoins, la mer est à seulement 3 kilomètres. C’est un privilège assez rare d’avoir la possibilité de choisir entre un calme très paisible ou un bain de foule pour un instant plus dynamique et sociable. Lloret de Mar est l’une des plus grandes stations balnéaires de la côte d’où l’opportunité de pratiquer d’innombrables activités et fréquenter divers lieux.

En ce qui concerne mon alimentation, j’ai la chance de partager ma vie avec une personne spécialiste de la diététique et de la santé. Je profite donc de tous ses précieux conseils.

Pour ce qui est de mon travail, je me consacre à mes différentes activités professionnelles, parfois, jusque tard dans la nuit. Ayant une clientèle internationale et suivant les différents décalages horaires, travailler de manière tardive permet à mes consultants de me joindre plus facilement. Mes activités sont toujours riches d’enseignements, de partages et parsemées de sympathiques rencontres.

Pour conclure, je remercie vivement l’équipe du Guide de la Voyance pour la confiance portée à mon égard. Je ne peux que saluer leur implication dans le milieu de la voyance ainsi que la qualité et le sérieux de leur travail.

« A vous cher lecteur, que la voyance puisse vous accompagner sur le chemin de la vie tout en gardant à l’esprit que vous êtes le seul ACTEUR de votre destinée ! »